tout ou presque sur ce qu'il faut savoir....et rien ou si peu sur ce qu’il est loisible d’ignorer
La biométrie fait débat. La détection des caractères identitaires par des technologies accessibles à tout un chacun donne des possibilités de détournement à des fins liberticides de ces nouveaux outils.
Alors la question mille fois ressassée : faut-il interdire l’outil dont l’usage ne peut être contrôlé ? et la réponse mille et une fois rabâchée :
l’outil est neutre c’est l’homme qui en fait l’instrument du progrès ou de la servitude. On s’étonne dès lors que le président du comité d’éthique réveille ce débat au sujet des outils de
biométrie dont l’intérêt semble consacré par la difficulté qu’ils ont à être contrefait. Une signature biométrique donne une certitude sur l’identité qui n’est pas – à ce jour -
contestable.
La dérive n’en est pas moins possible : flicage et intrusion dans la vie privée par exemple. Moins connu mais tout autant possible l’utilisation de ces données
à des fins médicales. L’environnement, le mode de vie sont les facteurs déclenchants de nombreuses pathologies chez des individus présentant des prédispositions. La connaissance de ces risques et
le développement de thérapies passe par la création de base de données statistiques. Et rien de plus simple que de collecter ces données à partir des outils biométriques. Les corrélations entre
toutes ces informations suggèrent des axes de recherche qui peuvent donner lieu à validation puis aux développements de recherches plus approfondies. La génétique depuis la mise en évidence des
critères de susceptibilité donne des espoirs à des patients que la médecine traditionnelle laissait au bord du chemin.
Les réserves du Comité National d'Ethique (CCNE) quant à l’utilisation des données individuelles pour améliorer notre connaissance des risques aux quels nous sommes
soumis ont causé dans ce pays un retard certain par rapport aux pays voisins. L’Angleterre, par exemple, utilise ces techniques « liberticides » sans réserve et fait dans le domaine de
la médecine des avancées spectaculaires.
La neutralité de l’outil y est érigée au rang de dogme et la liberté d’opinion y est respectée tout autant que chez nous. Peut être la perfide Albion a-t-elle des
visées hégémoniques et s’apprête-t-elle à utiliser à des fins politiques la connaissance intime des sujets de sa gracieuse majesté. Pendant que nos droits de l’hommistes dissèquent des risques de
détournement des informations ainsi collectées, les anglo-saxons
s’assurent que leurs avions ne seront pas détournés : à chacun ses priorités.
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