tout ou presque sur ce qu'il faut savoir....et rien ou si peu sur ce qu’il est loisible d’ignorer
On parle beaucoup du devoir de mémoire, du devoir d’ingérence et moins d’un droit essentiel tombé en déshérence. Le droit de grève qu’il est de
notre devoir de réhabiliter.
Certes les fonctionnaires, les preneurs d’otage de la fonction publique, les agents des transports qu’ils soient collectifs ou particuliers ne s’en sont jamais départis, mais pour le salarié
lambda l’idée même de faire grève est pour la plupart parfaitement incongrue.
Or récemment des caissières de Carrefour, des salariés de Michelin, des employés de L’Oréal ont ressorti l’outil de contestation qui dormait tranquillement dans les mémoires des anciens. Ils ont eu raison.
Autant l’abus par les nantis
de la fonction publique de la cessation d’activités qui transforme pour des motifs politiques la vie de millions de personnes en galères ne mérite que le mépris, autant dans la société de marché
qui règle la vie de millions de salariés du privé la grève est le moyen d’équilibrer la pression du « capital » qui aboutit à l’effritement du pouvoir d’achat.
La raison en est simple : face à l’entrée dans les conseils d’administration des représentants des sociétés financières le seul argument qui peut être opposé à la répartition
inéquitable de la valeur ajoutée au profit du capital et au détriment du travail est le pouvoir de nuisance des salariés. Pouvoir collectif à l’évidence qui exige un taux de
syndicalisation élevé.
La grève est le bras armé du « travail » face au capital dans le conflit de répartition des fruits de l’entreprise. Quelle meilleure arme pour “aider“ le président à
convaincre son conseil que la menace nucléaire d’un long conflit social.
Comme toute arme de dissuasion sa valeur décroît avec son utilisation. Mais Sarkozy devrait travailler à rendre les syndicats plus puissants dans les entreprises privées. Quel meilleur allié pour
augmenter le pouvoir d’achat que le développement de mouvements sociaux ! Le devoir de grève doit être réhabilité.
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