tout ou presque sur ce qu'il faut savoir....et rien ou si peu sur ce qu’il est loisible d’ignorer
Il n’est qu’à mettre le nez dehors pour réaliser que pour la première fois depuis une génération le sort réservé aux entrants est moins favorable que celui des sortants. Il ne s agit pas d’idéologie, de critique sarkozienne ou antisarkozienne mais de la réalité que nos enfants rencontrent et que seuls des parents peuvent appréhender : comparaison oblige.
Inutile de prétendre que perception n’est pas raison, que selon l’INSEE le niveau de vie a encore augmenté, les faits aux quels les français sont confrontés valent
tous les indices des statisticiens et ils entraînent unanimement vers le bas.
Dans ce type de situation deux attitudes se rencontrent. Celle omniprésente qui consiste à exiger son dû, le maintient des avantages acquis quand ce n’est pas leur extension et celle qui, déplorant ce retournement, accepte l’ouverture vers d’autres formes d’organisation de la société que celle qui a conduit à l’impasse dans la quelle on est plongé.
En ce jour de vœux il n’en est qu’un à formuler. Que
les français entendent ceux qui leur expliquent que le passé est passé et que le futur est à construire non pas en reproduisant ce modèle qui fut une parenthèse, mais en
inventant de nouveaux repères.
Sauf à envisager une nouvelle guerre mondiale, une nouvelle décolonisation, le retour à l’aliénation de milliards de gens par le dieu du Prolétariat, les conditions qui ont permis l’extraordinaire explosion de la deuxième partie du XX ème siècle ne se reproduiront pas.
Autant dire que les états d’âme des plus favorisés tels les avocats, les pharmaciens, les internes en médecine, ou des plus médiatisés : les
cheminots, les fonctionnaires pour n’en citer que quelques uns importent peu face au tsunami qui menace d’emporter les digues à l’abri des quels nous continuons notre petit
frichti.
Si le prix à payer n’est que faire sauter les 35 heures, élaguer le droit du travail, permettre de bosser le dimanche et laisser les gens libres de prendre leur retraite quand bon leur semble alors il faut y aller. Mais il se pourrait qu’il soit plus élevé !
La seule nécessité étant que dans cette révolution qui se dessine seul les "vieux" soient protégés. Par ce terme là, ce sont tous les exclus de la machine économique parce que pour eux il est trop tard pour espérer remonter dans un train même s’il ne se déplace encore qu’au pas.| Septembre 2008 | ||||||||||
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