tout ou presque sur ce qu'il faut savoir....et rien ou si peu sur ce qu’il est loisible d’ignorer
Il n’était besoin d’être clerc pour prévoir que la réforme Bertrand, comme celle de Douste Blazy ou de son prédécesseur Fillon ne viendrait à bout du déficit de la sécu. On l’avait écrit.
Sans l’ombre d’une illusion sur la prise en compte des 4 vérités qui vont être formulées on les livre en pâture à ceux qui espèrent encore que le bon sens peut triompher. C’est à cette aune là qu’elles sont frappées.
1 La médecine n’est pas la santé, même si marginalement elle peut y contribuer. Notre espérance de vie, la seconde des nations développées ne chuterait que d’une année si on se passait de soins médicaux. On ne devrait pas l’oublier *. Les japonais, les premiers de la classe dépensent 3 points de PIB de moins que nous pour vivre un à deux ans de plus. Quant aux américains ils dépensent 2 points de plus et disposent d'une espérance de vie inférieure de 2 ans à la notre. L’Etat n’e devrait avoir cure du bonheur* des citoyens mais oeuvrer à leur sérénité.
2 La révolution qui au cours du 20 ème siècle a permis le quasi doublement de la durée de vie tient à l'’éradication des maladies infectieuses par
la vaccination et les antibiotiques. Elle voie ses effets se stabiliser. Les investissements dans le domaine médical sont maintenant régis par la loi des rendements décroissant. C’est
incontournable. On peut épargner plus de vies humaines en dépensant « ailleurs » que dans les dépenses médicales. Le toujours plus ne sert donc à rien.
3 L’assurance maladie héritée de nos parents répondait au paradigme des années 50. L’allongement de la durée de vie couplé au renchérissement du coût des soins donne aux dépenses une allure géométrique, alors que les recettes progressent de façon arithmétique. L’équilibre s’il était trouvé ne pourrait structurellement résister à l’usure du temps. Il faut découpler l’essentiel du marginal, ne mutualiser que ce qui est vital et faire payer la différence selon les ressources de chacun.
4 La prochaine révolution sera génétique ou ne sera pas. Ce n’est plus de la pharmacie, mais de la biologie que viendra la médecine réparatrice de demain. Eliminer les virus, guérir les cancers et traiter les maladies orphelines fait appel à la manipulation de l'ADN. La France est doublement en retard. Sur le plan législatif les pesanteurs sociétales freinent les recherches sur les cellules souches. Les obscurantistes de toute confession auront réussi à nous faire décrocher de la tête du peloton. Sur le plan génétique industriel la France fait figure de pays sous développés, loin derrière les asiatiques qui dominent le secteur.
On peut, sans craindre d’être contredit; préciser que tout plan de remise en ordre des comptes de la sécurité sociale qui ignorerait ce nouveau paradigme :
Définition d’un optimum de santé publique et non pas d’un maximum.
Arrêt de la dépense médicale marginale,
Prise en charge sélective des risques maladies en fonction des choix individuels et des revenus
Laïcisation de la recherche bio génétique
serait voué au même succès que les 33 précédents. On peut encore réver….
* Jean de Kervasdoué, dans « les précheurs de l’apocalypse ».
** L’alcool tue lentement ceux qui l’ingurgitent mais peut éviter le suicide chez ceux qui en ont bu.
relire : Déficit abyssal
"Ignorance et désinformation d'un coté dévouement, philanthropisme et statu quo de l'autre : Vous détenez
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