tout ou presque sur ce qu'il faut savoir....et rien ou si peu sur ce qu’il est loisible d’ignorer
Un Grenelle de l’environnement qui se profile, des ayatollahs écolos tout occupés à rédiger leur fatwas, cette histoire de pesticides est une occase rêvée. Un effluve de colonialisme, une once de catastrophisme, et beaucoup d’imagination c’est le cocktail détonnant concocté au pays de la banane par le ponte Belpomme.
Il aura fallu moins d’une semaine à ce cancérologue parisien pour dresser un constat accablant de l’usage des fertilisants dans les Antilles. L’épidémiologie est une discipline récente qui
s’entoure de nombreuses précautions. Identifier la chaîne de causalité dans les décès attribués au cancer requiert la collection d’une masse considérable d’informations qui s’étend sur plusieurs
années.
Le professeur Belpomme est un expéditif qui ignore le doute et délivre des conclusions. Dans un pays qui s’interdit la recherche des facteurs de prédisposition au développement des cancers
environnementaux, dans un pays qui s’interdit de développer les plants OGM permettant de se passer de pesticides, fongicides et autres insecticides, les certitudes de Mr Belpomme tombent à pic
pour stigmatiser les exploiteurs du sol antillais.
Les récupérateurs de cette troublante affaire n’ont pas tardé à se manifester : bizarre, les autonomistes sont restés muets ! Ca pue trop la manipulation.
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